La pénitence et la réconciliation

Ce sacrement est le signe de l’amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l’amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

LA RÉCONCILIATION EN QUESTIONS :

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Horaires:

  • A la Chapelle Saint-Louis  du  mardi au vendredi pendant l'adoration eucharistique ( 9h00-9h30) avant la messe de 9h30 ou à l'issue de la messe.
  • Durant le temps d'Adoration Eucharistique du mardi au vendredi  entre 9h00 et 9h30.
  • Pendant les soirées mensuelles de Louange & Adoration qui ont lieu habituellement un mercredi soir par mois de 20h à 21h15
  • Le samedi soir dès 17h45 jusqu'à 18h15, à St Jane de Chantal, en entrant dans le narthex, à gauche, après la statue de Ste Jeanne de Chantal et acenseur, un petit salon d'accueil .
  • Le dimanche matin à la Chapelle Saint-Louis, dès 9h45 jusqu'à 10h15, entrer dans la chapelle, puis aller dans la salle à manger de la Maison Paroissiale, sur la gauche, la cuisine, et enfin à gauche le parloir-salon- confessional (confessional avec rideau pour assurée la confidentialité de la personne. 
  • Ce beau sacrement de la Miséricorde est  largement proposé aux Temps liturgiques (Avent, Carême)  préparatoire aux grandes Solennités Chrétiennes ! sa fréquentation mensuelle est un bon rythme pour accueillir dans nos vies la Miséricorde pour laquelle nous sommes fait!
  • Sur rendez-vous avec le père Pierre, curé, (202) 236-3264.

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Eclairage sur la pénitence et la réconciliation

  Mgr Lustiger aimait à dire au début de la messe : « Demandons la grâce de nous reconnaître pécheurs». Reconnaître nos manques d’amour, de charité, notre péché, ce mal que l’on est capable de faire en conscience, c’est une grâce venue de Dieu pour nous ramener vers Lui. Pour reconnaître notre manque d’amour, encore faut-il pouvoir connaître ce qu’est l’Amour. A quoi reconnait-on l’Amour ? St Jean répond « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Dieu qui nous a aimés et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés » 1Jn4, 10

Reconnaître l’amour infini de Dieu

La grâce est première. Il nous faut donc connaître, reconnaître d’abord l’Amour de Dieu pour nous, afin de pouvoir voir, reconnaître vraiment notre péché face à cette Bonté infinie.

C’est pourquoi le Rituel du Sacrement de la Réconciliation recommande de choisir un passage de l’Evangile pour nous aider à préparer notre confession : confesser l’Amour de Dieu, lui rendre grâce pour tous ses bienfaits avant de confesser mon péché. Ce n’est qu’à la lumière de sa Bonté dans ma vie quotidienne et par sa Révélation, sa Parole, que je peux connaître Dieu, son Amour, sa Miséricorde, et donc, en même temps, mes manques. Sans cette connaissance de l’Amour infini de Dieu, qui est premier, il pourrait y avoir le risque d’une introspection malsaine, ou bien au contraire d’une conversion qu’on croirait pouvoir réussir à la force du poignet.

« Dieu est lumière, il n’y a pas de ténèbres en Lui. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons notre péché, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. » 1 Jn 5

Se laisser éclairer par l’Esprit Saint

Recevoir le sacrement de la Réconciliation, et aussi s’y préparer, permet de nous laisser éclairer par l’Esprit Saint, de laisser revenir la Lumière et la Vérité jusqu’au plus profond, au plus intime de nos pensées, permettre à Dieu de les purifier et de nous restaurer à son Image. « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et paix s’embrassent » Ps 84.

« Dieu est infiniment bon et toutes ses œuvres sont bonne (Catéchisme de l’Eglise catholique 385). Notre société a perdu le sens du péché parce qu’elle a perdu le sens de la Miséricorde ! Elle ne connaît pas l’Amour de Dieu, elle ne sait pas que « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres » Ps 144. C’est pourquoi nous sommes blessés, méfiants, jaloux, nous cédons à l’esprit de convoitise… Or il n’y a pas de calcul en Dieu, la stratégie est un fonctionnement à l’opposé de Dieu, il y a une forme de folie, de disproportion de l’Amour de Dieu qui ne sait pas compter ! Il est dit de La Sagesse, lorsqu’Elle a présidé à la Création du monde, qu’Elle joue, qu’Elle s’amuse en créant, comme une danse, expression poétique de la gratuité, de la surabondance du Don de Dieu…Innocence, joie, esprit d’enfance… Contempler cela, permet de nous resituer par rapport à Dieu, de nous émerveiller : « la grâce est première ».

« Si quelqu’un dit ‘j’aime Dieu’ alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur »  1 Jn 4, 19.

Dieu se donne à aimer à travers nos frères, les relations blessées avec eux sont autant d’appel à notre propre conversion. Le mot « haine » ici est fort, mais, pour nous, ce peut être l’amertume, la rancœur, la jalousie, qui peuvent parfois s’installer et saper nos relations avec les autres, directement ou insidieusement, et nous empêcher de connaître et demeurer dans cette Joie profonde promise par le Christ (Jn 15), nous empêcher de La laisser se communiquer. St Ignace de Loyola recommande de toujours prêter une bonne intention à notre prochain.

La pensée de Dieu est Bonne. En Genèse 2 et 3, il est très intéressant de voir comment le serpent réussi à faire tomber Eve : Il introduit d’abord le soupçon sur l’intention de Dieu en biaisant sa Parole « alors Dieu vous a vraiment dit, vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin ? » puis ensuite il lui prête une mauvaise intention, éveillant la convoitise d’Eve : « pas du tout ! vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal »  L’erreur d’Eve est de l’écouter et d’accorder du crédit à cette fausse image de Dieu qui voudrait exercer un pouvoir sur nous alors que son désir est d’épanouir notre liberté.

Après la chute vient la peur, conséquence de la méfiance à l’égard de Dieu. Nous faisons aussi cette expérience avec nos proches et avec Dieu, comme Adam et Eve dans le jardin, on n’a plus confiance en Lui, en son Amour qui n’est que Bonté, on a peur de son jugement, on prête de mauvaises intentions à ceux qui nous blessent, cela fausse les relations, crée amertume et jalousies, blessures, ruptures… Lorsque Dieu se promène ensuite tranquillement comme à son habitude dans le jardin, Adam lui se cache… Nous aussi nous nous cachons, de Dieu, de nos frères, nous nous cachons à nous-mêmes…

Au fond c’est cela notre péché : « le péché c’est ce qui nous sépare de Dieu », ce qui nous fait perdre la joie de la confiance filiale.

Père Emmanuel Coquet, secrétaire général adjoint, CEF